• Sainte Brigitte de Suède et le purgatoire

     
     

    Sainte Brigitte de Suède et le purgatoire

     

    Sainte Brigitte de Suède et le purgatoire 

     

    En 1350, Sainte Brigitte voit le Christ en croix s'animer. Il lui révélera les 15 oraisons à réciter chaque jour pendant un an afin d'honorer les 5480 coups reçus lors de sa passion.

     

    Elle bénéficia d'autres révélations célestes qui lui permirent d'écrire plusieurs ouvrages notamment :
    - Revelationes (huit livres de révélations, principalement sur la vie de Jésus et de Marie et sur des événements du temps de sainte Brigitte)
    - Sermo Angelicus (entretiens des anges sur la vie de Marie) 
    - La Règle de l'ordre
    - Revelationes extravagantes 
    - Quattuor Orationes (Prières)

     

    Ainsi, eut-elle la vision d'un saint martyr qui lui dit :

    «Moi et d'autres saints, nous avons obtenu pour toi, de Dieu, la grâce d'entendre, voir et connaître les choses spirituelles, et l'Esprit de Dieu enflammera ton âme. » 


    Ce qui l'amènera à révéler la présence au purgatoire de son mari décédé peu de temps auparavant. Elle dévoilera le bien et la mal qu'il aurait réalisé de son vivant : 

    "Ulf, son mari, était magistrat, mais, dit-elle, en certaines occasions il aurait pu faire preuve d'une plus grande miséricorde. II se préoccupait d'accomplir son devoir, de ne pas posséder de biens mal acquis, ni lui ni sa famille, et de ne pas grever les pauvres gens d'impôts, même s'il était en droit de le faire. Il éprouvait un peu trop de plaisir à contempler les belles choses de ce monde, à posséder des vases précieux et de beaux chevaux, à participer à des tournois et à bien d'autres vanités mondaines. Mais surtout il lui plaisait de s'asseoir à table en bonne compagnie, de manger et boire à satiété et la langue déliée, de se divertir follement à voir les farces et les plaisanteries du petit bouffon de la cour." (D'après Aron Anderson, "Brigitte de Suède" aux éditions du Parvis)
    Pourtant Ulf s'était amendé se ses mauvaises actions. Aron Anderson en témoigne: "Ulf et Brigitte se connurent certainement mieux dans les dernières années de leur mariage, quand ils accomplirent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. C'est probablement au début de l'été 1341, qu'ils entreprirent ce voyage, accompagnés de leurs parents, amis et ecclésiastiques, parmi lesquels le confesseur de Brigitte, le moine cistercien Svennung. Ulf s'imposa systématiquement en signe de pénitence de s'abstenir de boire pendant les arrêts prévus pour se restaurer le long de la route ; il voulait de cette manière expier ses intempérances antérieures dans le boire et le manger."

     

    Combien de conversations n'a t-elle pas entendues au cours de ses visions, comme celle-ci à propos du jugement des âmes, où le Seigneur parle à l'une d'elles : 

    « Est-ce que tu t'es souvent demandé pendant le cours de ton existence, pourquoi Moi, Dieu, Je suis passé par la mort corporelle ? Mais maintenant, Moi, Je te demande pourquoi toi, âme misérable, tu es morte. » Celle-ci répond : « Parce que je ne t'ai pas aimé. » Et le Seigneur répond à l'âme : « Tu es pour Moi comme un enfant mort-né pour sa mère. Pour un tel enfant, elle ne souffre pas moins que pour un qui naît vivant de son sein. Vois, Je t'ai rachetée à un prix fort et après un dur martyre, comme pour chacun de mes élus, mais toi tu ne t'en es guère préoccupée. De même que l'enfant mort-né ne connaîtra pas la douceur des mamelles maternelles, le réconfort de ses paroles et la chaleur de son sein, ainsi toi tu n'as jamais connu l'ineffable douceur de mes élus, parce que c'était ta douceur à toi qui te plaisait. Maintenant, tu n'entendras jamais plus mes paroles pour ton plaisir, parce qu'à toi te plaisaient les paroles sortant de ta bouche et provenant du monde, tandis que les miennes t'apparaissaient amères. Tu ne connaîtras jamais mon amour et ma bonté, parce que tu as été froide comme de la glace devant toutes sortes de bienfaits. Va donc en ce lieu où sont habituellement jetés les fœtus des morts-nés. Là, tu resteras éternellement dans ta mort, parce que tu n'as pas voulu vivre dans ma lumière et dans ma vie. »

     

    Le Christ lui révèle encore le manque d'amour des hommes : « Mais leur foi est malade et titubante, puisqu'ils ont foi seulement quand la tribulation ne les assaille pas. Ils se désespèrent, à peine sont-ils contrariés par quelque chose. Leur espérance est présomptueuse, car ils espèrent que le péché échappera à la justice et au vrai jugement. Ils espèrent obtenir le Royaume des cieux pour rien et désirent la miséricorde sans la sévérité de la justice. Et leur amour envers Moi, le Christ, est complètement froid, car ils ne brûlent jamais du désir de Me chercher, sauf s'ils y sont contraints par les afflictions. Comment pourraient être réchauffés de tels hommes qui n'ont pas une juste foi, ni une ferme espérance, ni un amour ardent envers Moi ? C'est pourquoi lorsqu'ils M'invoquent : "Ayez pitié de moi, ô mon Dieu"; ils ne méritent pas d'être exaucés et pas davantage d'entrer dans ma gloire. Puisqu'ils ne veulent pas accompagner leur Seigneur au martyre, ils ne l'accompagneront pas non plus dans la gloire. »

     

    Combien de fois également, par la voix de Sainte Brigitte, le Christ n'a-t-il pas mis en évidence la mauvaise conduite des pécheurs voués à l'attraction du feu éternel, mais aussi à la façon de réparer, même lorsque l'âme, au purgatoire, n'a plus les moyens de s'amender ; ceci par la bonne disposition des descendants. La Vierge Marie l'explique : « Les parents qui ont hérité de ses biens doivent payer les dettes qu'il a laissées et faire des offrandes aux monastères, aux églises et aux tombes des saints du royaume. Pour réparer son libertinage, une jeune fille indigente devra être aidée à contracter mariage, une autre à entrer en religion et une pauvre veuve à recevoir une aide efficace. Et puisque la vie de cet homme s'est déroulée dans la débauche, trois pauvres, pendant une année entière, devront être nourris des mêmes aliments que ceux présentés à la table du riche. Ils devront en outre recevoir des vêtements et des draps de lit. L'orgueil du défunt pourra être expié si, une fois par semaine et pendant un an, quelqu'un recueille sept pauvres et leur lave les pieds, les soigne le mieux possible et les invite à prier pour l'âme du disparu. » Messes et œuvres charitables complètent le tableau.

     

    Les révélations dont bénéficia Sainte Brigitte, de nature diverse (prophétique, mystères dévoilés, discernement du bien et du mal, admonitions, etc...) ont un même sens, celui de révéler le Christ et l'Amour de Dieu pour l'homme, dans la recherche du salut de son âme. Il n'y a qu'à écouter le Christ pour percevoir son affliction : "N'ai-Je pas été pour eux comme une mère qui porte un fils dans son sein ? Au moment de l'accouchement, elle espère que son enfant sortira vivant de son sein et se préoccupe peu de sa propre mort possible, pourvu que l'enfant puisse être baptisé. Ainsi ai-Je fait, Moi, avec l'homme. Comme une mère, J'ai engendré l'homme par ma souffrance, le portant de l'obscurité du royaume de la mort au jour éternel. Je le portais, pour ainsi dire, avec beaucoup de peine dans le sein maternel, quand s'accomplit tout ce qui avait été annoncé par les prophètes. Je l'ai nourri de mon lait, quand Je lui ai donné mes paroles et mes commandements de vie. Mais comme un mauvais fils, oublie les douleurs de sa mère, ainsi maintenant l'homme Me méprise à cause de mon amour et il M'offense. Il Me fait pleurer à cause de la douleur que J'éprouve dans mon sein maternel. Il ajoute des souffrances à mes Plaies et M'offre des pierres pour calmer ma faim et de la boue pour étancher ma soif . ... Qu'est le pain que Je désire, sinon le perfectionnement des âmes, la contrition du cœur, le soupir du divin et l'humilité qui brûle d'amour ? Au lieu de cela, maintenant l'homme Me jette des pierres, parce que son cœur est dur. Pour assouvir ma soif, il Me donne de la fange avec son impénitence et la confiance qu'il place dans les choses vaines."

     

    Sainte Brigitte, par la grâce du tout puissant, décrivant la passion du Christ, ne peut que souligner Sa souffrance, mais aussi celle de Sa Mère, associée au plan de Dieu pour le salut des âmes : « Tandis que je m'affligeais et pleurais sur le Mont Calvaire, je vis mon Seigneur nu et flagellé, emmené par les Juifs pour être crucifié. Sur le mont, on avait creusé une fosse et les bourreaux étaient là tout autour, prêts à exécuter leur tâche impie. Mais le Seigneur se tournant vers moi dit : "Observe attentivement pourquoi dans cette fente de la montagne, à l'heure de ma Passion, fut planté le pied de la Croix :" Je vis donc les Juifs qui plantaient la Croix dans le trou creusé dans la montagne, la renforçant tout autour avec des chevilles de bois, clouées à coup de marteau, afin qu'elle soit solidement plantée et ne puisse tomber. Quand la Croix fut solidement fixée, ils mirent tout autour de la base quelques planches de bois pour construire une échelle qui alla jusqu'au point où devaient être fixés ses pieds... Puis, en l'insultant, ils se moquèrent de Lui bruyamment. Ils le traînèrent là sur des gradins et Lui allait avec eux aussi docilement qu'un agneau conduit à l'abattoir. Quand Il fut sur le gibet de bois, Il étendit son bras immédiatement et volontairement, ouvrit sans contrainte sa main droite et la posa sur la Croix. Les féroces bourreaux la saisirent fortement et de la façon la plus cruelle la transpercèrent avec un clou dans la partie où l'os est le plus solide. Puis, avec l'aide d'une corde, ils tirèrent violemment sa main gauche et la fixèrent de la même façon sur la Croix. Ils étirèrent au maximum son Corps, mirent une jambe sur l'autre et avec deux clous fixèrent les pieds l'un sur l'autre sur la Croix. Ils distendirent à tel point ses glorieux membres sur la Croix, que presque tous les tendons et les veines se brisèrent. La couronne d'épines qu'ils avaient enlevée avant de le crucifier, fut de nouveau placée sur sa très sainte tête, mais avec tant de violence que ses yeux se remplirent du sang qui s'écoulait, ses oreilles s'obstruèrent et le visage et la barbe se teignirent de sang rouge. Puis, les bourreaux et les soldats enlevèrent brusquement l'échelle de la Croix, laquelle demeura haute et solitaire et sur elle mon Seigneur crucifié. Tandis que, vaincue par la douleur, j'observais leur cruauté, je vis que sa Mère, abattue, était à terre, tremblante et presque morte. Jean et les "sœurs" de la Vierge qui se trouvaient sur la droite, non loin de la Croix, la réconfortaient. La pitié que j'éprouvais alors pour la Très Sainte Mère du Christ me prit si profondément, que je ressentis une douleur comme si une épée effilée m'avait transpercé le cœur avec infiniment de peine. Enfin, la Mère douloureuse se releva, comme si ses membres étaient engourdis, et regarda son Fils. Ses "sœurs" la soutenaient et Elle restait là, complètement paralysée par la souffrance, comme morte, transpercée vive par l'épée de la douleur En la voyant pleurer, ainsi que ses autres amis, son Fils la recommanda d'une voix attristée à Jean, et par ses gestes et sa voix, on voyait que sa pitié pour la Mère transperçait son cœur avec la flèche aiguisée d'une infinie douleur.
    Les beaux yeux de Jésus semblaient presque éteints, sa bouche était ouverte et sanguinolente, son visage pâle et creusé, presque bleuâtre et couvert de sang. Tout son corps était livide et extrêmement affaibli par la continuelle hémorragie. La peau et la chair virginale de son très saint Corps étaient si délicates et fragiles, qu'au plus léger coup apparaissait une trace bleuâtre. Par instants, Il cherchait à s'étendre sur la Croix à cause de l'atroce douleur qu'Il éprouvait de la violente et cruelle torture. De temps à autre, la douleur des veines et des membres blessés montait jusqu'à son Cœur, Lui faisant souffrir le plus atroce des martyres et ainsi, sa mort était retardée avec son poids de terribles souffrances. Hors de Lui, à cause de l'immense douleur, et proche de la mort, Il cria vers son Père d'une voix forte et affligée : "O Père, pourquoi m'as Tu abandonné ?" Ses lèvres étaient livides, sa langue couverte de sang et son estomac enfoncé adhérait à l'épine dorsale comme s'il n'y avait pas eu d'intestins. Il cria de nouveau dans l'extrême douleur de l'angoisse : "Père, entre Tes mains Je remets mon Esprit !" Puis sa tête se souleva un peu mais retomba aussitôt, et c'est ainsi qu'il rendit le dernier soupir. En voyant cela, sa Mère frémit en tout son corps d'une immense douleur, et Elle serait tombée à terre si les autres femmes ne l'avaient soutenue. A ce moment, les mains du Christ, par le grand poids de son corps, s'abaissèrent un peu de la place où elles avaient été clouées, et le corps ne fut plus soutenu que par les clous qui traversaient les pieds. Les doigts, les mains et les bras étaient plus tendus qu'avant. L'épaule et le cou étaient retenus fortement sur la Croix. Alors, les Juifs qui se trouvaient là se retournèrent vers sa Mère et se mirent à ricaner. Certains dirent : "Marie, maintenant Il est mort ton Fils !" D'autres se moquèrent d'elle de diverses manières. Et tandis que la foule était là tout autour, s'agitant furieusement, arriva un homme qui enfonça une lance dans le côté droit de Jésus avec tant de violence que celle-ci transperça le corps de part en part. Alors que pénétrait la lance, un grand jet de sang surgit de la blessure et recouvra la pointe et une partie du manche. La Vierge, voyant cela, frémit et pleura amèrement. Par son expression et par ses gestes, on comprenait que son âme était transpercée par l'épée aiguë de la douleur. Puis la foule s'éloigna, et quelques amis du Seigneur le descendirent de la Croix. La douce Mère le prit entre ses bras et demeura assise, ayant sur les genoux son Fils blessé, lacéré et livide. Elle essuya avec un morceau de lin tout son Corps meurtri, Lui baisa les yeux en les fermant, et L'enveloppa dans un drap de lin. C'est ainsi que, dans une abondance de pleurs et de lamentations, ils l'emportèrent et le déposèrent dans la tombe.»
    (D'après LFJ)

     

    LE PECHE, LA REPARATION, LE PURGATOIRE

     

    Biographie tirée de Brigitte de Suède, sainte et prophète, présenté par Aron Anderson aux éditions du Parvis HTTP://WWW.PARVIS.CH

     

    Le crucifix qui a parlé à Sainte Brigitte se trouve dans la basilique Saint Paul Hors les Murs au sud de Rome, là ou le Christ lui a révélé les 15 Oraisons et les 7 Paters.

     

    Le 4 octobre 2002 à l'occasion du jubilé de sainte Brigitte de Suède, de nombreux évêques luthériens étaient présents à Rome, ainsi que la princesse Victoria de Suède et la princesse Bénédicte de Danemark.

    Source : http://apotres.amour.free.fr/page4/BRIGITTE.htm

     

    LES QUINZE ORAISONS

    Les 15 oraisons de Sainte Brigitte 

    Elles sont à dire chaque jour en totalité pendant un an entier. Si toutefois vous veniez à manquer une journée, il semble préférable de rattraper pour les dire 365 fois dans l'année. Que de grâces vous obtiendrez et un grand amour du Christ.

    Sainte Brigitte a eu de nombreuses apparitions et révélations de Jésus et de Marie.

    C'est dans la Basilique Saint Paul, au Sud de Rome, que Jésus, par un crucifix en bois qui s'anima, dicta "les oraisons".

     

    Promesses de Notre Seigneur pour la récitation des 15 Oraisons

    Comme il y avait longtemps qu'elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut et lui dit : "J'ai reçu en mon Corps 5480 coups.

    Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Notre Père, 15 Je Vous Salue Marie et les 15 oraisons, que je vais vous enseigner, pendant un an entier... L'année étant écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies.

    - Quiconque accomplira cette dévotion, délivrera du Purgatoire 15 âmes de sa lignée, 15 justes de sa même lignée seront confirmés en grâce et 15 pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

    - Celui qui dira ces Oraisons aura les premiers degrés de perfection et 15 jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps et mon précieux Sang, afin que par ceux-ci, il soit délivré de la faim et de la soif éternelles. 15 jours avant sa mort, il aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

    - Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant lui , pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

    - Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et Je recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles... L'ayant menée jusque là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d'autres ne disant pas mes Oraisons.

    - Celui qui dira ces Oraisons est assuré d'être joint au suprême Choeur des Anges, et, quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité....

    1ère Oraison

    Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n'avoir de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l'amour d'eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez témoigné vous-même, disant : "Mon âme est triste jusqu'à la mort." Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu'on vous a voilé les yeux et la face, qu'on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d'épines, qu'on vous a mis un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    2ème Oraison

    Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l'envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    3ème Oraison

    Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre Puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    4ème Oraison

    Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n'était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    5ème Oraison

    Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : "Tu seras aujourd'hui avec moi en Paradis", je

    vous prie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    6ème Oraison

    Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l'Agonie et que vous avez recommandés l'un à l'autre en disant : "Femme, voilà ton fils !", et à saint Jean : "Voilà ta mère !" Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans mes épreuves, surtout à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    7ème Oraison

    Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d'amour avez dit sur la Croix : "J'ai soif !", mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d'exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d'éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    8ème Oraison

    Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l'amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l'heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

    9ème Oraison

    Pater, Ave

    Ô Jésus ! vertu royale, joie de l'esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    10ème Oraison

    Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    11ème Oraison

    Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu'à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    12ème Oraison

    Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l'amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu'auriez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s'y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    13ème Oraison

    Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: "Tout est consommé !" Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    14ème Oraison

    Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : "Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains !" Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    15ème Oraison

    Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d'un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l'Eau, de telle sorte qu'il n'en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est desséchée. Par cette amère Passion et par l'effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l'agonie. Ainsi soit-il.

    Pater, Ave

    Prière finale

    Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie Vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

    Source : http://lalumierededieu.eklablog.com/les-15-oraisons-de-sainte-brigitte-p173469

     

    Les 7 Pater Noster de Sainte Brigitte

     

    Les 7 Pater Noster de  Sainte Brigitte

     

    Le divin Sauveur révéla à Sainte Brigitte la promesse suivante :

    " Sachez que j'accorderai à ceux qui réciteront, pendant douze ans, sept Notre Père et Je vous salue Marie et les prières suivantes en l'honneur de mon Précieux Sang, les cinq grâces suivantes " :


    1. Ils n'iront pas au purgatoire.
    2. Je les compterai au nombre des martyrs, comme s'ils avaient versé leur sang pour la foi.
    3. Je conserverai en état de grâce sanctifiante l'âme de trois de leurs parents, au choix.
    4. Les âmes de leur parenté, jusqu'à la quatrième génération, éviteront l'enfer.
    5. Ils connaîtront la date de leur mort un mois avant.
    6. S'ils devaient mourir avant, je considère la chose acquise comme s'ils avaient rempli toutes les conditions.

    Le Pape Innocent X a confirmé cette révélation et a a jouté que les âmes qui s'en acquittent libèrent, chaque Vendredi Saint, une âme du purgatoire.



    A dire en totalité chaque jour

    Prière
    Jésus, je veux, maintenant, réciter sept fois le Notre Père, en union du même amour par lequel cette prière a sanctifié ton cœur. Prends-la de mes lèvres, en ton Divin Cœur. Corrige-la et perfectionne-la afin qu'elle apporte autant d'honneur et de joie en la Sainte Trinité que tu nous en a démontré sur la terre ; cette prière devrait submerger ta Sainte Humanité pour glorifier tes Saintes Plaies et le Précieux Sang qui s'en est écoulé.


    1 - Circoncision
    Notre Père... + Je vous salue Marie...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion de sang versé par Jésus pour expier les péchés de l'homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté.

    2 - Sueur de sang
    Notre Père... + je vous salue Marie...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs horribles du cœur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de cœur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'accroissement de l'amour de Dieu et du prochain.

    3 - Flagellation
    Notre Père ... + Je vous salue Marie ...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le précieux sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l'innocence, en particulier dans ma parenté.

    4 - Couronnement d'épines
    Notre Père... + Je vous salue Marie ...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les plaies, les douleurs et le précieux sang de la tête sainte de Jésus lors de son couronnement d'épines, pour expier tous les péchés d'esprit de l'homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'extension du règne du Christ sur la terre.

    5 - Portement de la Croix
    Notre Père... + Je vous salue Marie...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l'épaule, le précieux sang pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix.

    6 - Crucifixion de Jésus
    Notre Père... + Je vous salue Marie ...
    Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et les trois filets de son précieux sang versé pour nous, son Extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son corps et de son Âme, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre, pour expier toutes les atteintes aux vœux et aux saintes institutions, en satisfaction de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de mes saints prêtres et laïcs, aux intentions du saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre patrie, pour l'unité des peuples dans le Christ et son Église, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité.

    7 - Blessure du côté
    Notre Père... + Je vous salue Marie...

    Père éternel, accepte, pour le besoin de la sainte Église et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du divin Cœur de Jésus - Sang du Christ, dernier contenu de Ton Sacré Cœur, lave-moi et purifie-moi de tous mes Péchés Coupables... - Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire.

    Source : http://lalumierededieu.eklablog.com/les-7-pater-noster-de-sainte-brigitte-p173530

     

    Sainte Brigitte de Suède

    En savoir plus sur sainte Brigitte de Suède :

    http://lalumierededieu.eklablog.com/sainte-brigitte-de-suede-p261384

     

     

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